1ST PAT-RN – « Je t’aime à l’Italienne » – marque workwear / militaria / sartorial vintage

test et avis de la marque workwear sartorial vintage 1ST PAT-RN
1ST PAT-RN – une marque italienne entre workwear, militaria et sartorial vintage

Je suis ravi que mon ami Boras me laisse une chance d’écrire un article sur son blog. Il y a moins de 12 mois je bavais sur les tenues de Boras et aujourd’hui j’ai l’opportunité de partager mon coup de cœur vestimentaire du moment : 1st PAT-RN.

Lorsque j’ai commencé mon aventure dans le style, je me suis immédiatement passionné pour Daiki Suzuki et son Engineered Garments (EG) et rapidement mon vestiaire est devenu un lookbook EG. Même si c’était plutôt cool, ça n’aide pas à la créativité. Alors dans mes recherches d’une alternative à Daiki, je suis tombé sur Cristiano Berto et son 1ST PAT-RN et c’était un véritable coup de foudre.

Au programme de cet article, une présentation de la marque à travers une interview de Cristiano ; la mise en lumière de deux pièces emblématiques : la « Wander Vest » et le « Landman pants » et trois tenues inspirées par la wander vest.

CRISTIANO (le Vrai, pas CR7)

Pour un novice dans le vêtement comme moi, envoyer un message sur Insta pour une demande d’information sur un produit coup de cœur et avoir le designer et co-fondateur de la marque qui te répond en te racontant l’histoire de son produit, c’est surréaliste ! Cristiano il est comme ça : passionné, généreux de son temps et de ses anecdotes, et moi ça, ça me fidélise.

1ST PAT-RN et Cristiano son fondateur charismatique
Silvia & Cristiano, les deux maestro derrière 1ST PAT-RN

L’interview de Cristiano, fondateur de 1st PAT-RN

Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours avant la création de ta marque, ainsi que ta relation au vêtement ?

J’ai commencé à m’intéresser à la mode en 1983 juste avant de partir pour le service militaire. Je venais d’une famille modeste et j’avais toujours souffert que mes amis puissent s’offrir des vêtements de designers alors que je n’avais accès qu’à des vêtements de premiers prix et de marques inconnues. De temps en temps, je récupérais un vêtement que l’un de mes riches amis ne souhaitait plus porter. Je pouvais uniquement rêver des pièces que j’aimais. Alors avec l’argent que je gagnais avec de petits boulots après l’école, je m’achetais des magazines de mode. Je les dévorais et me créais une garde-robe imaginaire que j’accrochais ensuite sur les murs de ma chambre. L’un des magazines qui me marqua le plus se nommait « PER LUI », édité par Conde Nast tout comme VOGUE.

PER LUI n’est resté que quelques années sur le marché. Son échec a été d’essayer d’adapter sa ligne éditoriale en suivant les tendances. S’il était resté fidèle a lui-même, ce serait un magazine exceptionnel aujourd’hui ! On peut dire que PER LUI était une version Italienne de magazine Japonais comme 2ND ou POPEYE. Il essayait de partager aux italiens les styles Preppy, traditionnel Américain en les réinterprétant avec des marques italiennes ainsi que quelques labels étrangers. Ces magazines, que j’ai encore aujourd’hui, m’ont formé. Il n’y avait pas uniquement que des photos mais aussi des analyses commerciales et économiques, des interviews avec des designers, il y avait beaucoup à y apprendre.

Je n’ai pas appris le design au sens et à la façon dont c’est enseigné aujourd’hui. J’ai un diplôme de designer industriel, donc design de pièces mécaniques, etc… Alors le Dimanche matin, je participais à un cours de design de mode qui était centré sur les matières et c’était une chance, car je pense que sans profonde connaissance des matières, on ne peut pas être considéré comme designer.

De 1986 à 2000, j’ai travaillé comme employé dans un cabinet de design, apprenant les secrets de maîtres talentueux. De 2000 à 2010, j’étais consultant dans plusieurs secteurs: le denim, le tricot, l’enfant, les logos de marques, les imprimés pour T-shirts… et tout ce dont vous avez besoin pour enrichir un vêtement. Le graphisme c’est ma passion, sans un graphisme précis, un produit est sans saveur.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de créer ta propre marque ? Quels sont les aspects qui te tiennent à cœur?

En 2011, j’étais réellement lassé de voir que les entreprises pour lesquelles je travaillais étaient incapables de sortir un produit de caractère. Elles se limitaient à acheter des vêtements d’autres marques pour les copier, rendant mon travail sans intérêt. Elles comptaient uniquement sur des agents et des directeurs commerciaux pour bâtir les collections, et ils osaient s’appeler « designers » (c’est toujours le cas dans la plupart des entreprises et je pense que c’est important que vous, lecteurs, vous le sachiez !). Je me suis donc retrouvé dans une position où je devais prendre une vraie décision quant à mon avenir.

Ecoeuré de voir ces maisons de modes, mêmes les plus grandes, ne plus rien créer et avoir pour seul but de guetter les compétiteurs en train d’agoniser, j’ai investi tout ce que j’avais pour créer ma marque. Je voulais voir si mes idées, celles que je proposais à mes entreprises mais qu’elles ignoraient, obtiendraient une réponse du marché. Si tu ne risques pas tout, en passant de la théorie à la pratique, tu n’obtiendras rien dans la vie. Tu dois être prêt techniquement, avoir un plan clair et connaître ta cible. Et j’ajouterais que tu dois être respecté par les fournisseurs et les clients. C’est ce que j’appelle « avoir de la crédibilité et être fiable » et c’est ce que Silvia et moi, nous avions. Alors pourquoi perdre nos valeurs pour des entreprises qui n’avaient pas le courage de nous suivre?

La présence de Silvia à mes côtés a été fondamentale. Sans elle, certains choix n’auraient jamais été faits. C’est elle qui a l’expérience de la production et ceci est l’épine dorsale de notre entreprise. De plus, Silvia fait le design de nos collections capsules femme et c’est quelque chose de très important pour nous. Au départ le point le plus compliqué a été de nous heurter à un système de production obsolète et inadapté, basé uniquement sur la production de masse. On se moquait de nous car nous n’avions que quelques vêtements à produire à la fin de la saison. Mais nous avons résolu le problème, avec le temps, en trouvant des partenaires adaptés. Avec le COVID-19, tout le monde doit revoir ses stratégies mais nous, cela ne nous impacte pas car nous avons toujours produit uniquement ce qui est nécessaire.

Je n’ai pas arrêté le consulting. J’ai cependant décidé de ne faire des prestations que pour des marques qui sont en lignes avec ce que je suis. Comme par exemple, des montres et des bracelets pour Timex.

D’où vient le nom de ta marque ?

Pendant des vacances en Normandie, j’ai acheté des stocks dormants de vêtements de l’armée Américaine. Sur plusieurs chemises militaires, il y avait une étiquette « First Pattern » à l’intérieur de la poche avec des codes de fabrication. Cela signifiait que c’était la première version d’un nouveau design. J’ai aimé cela et je l’ai modifié pour le rendre un peu plus moderne, je voulais créer un « son » plus qu’un nom.

De plus, le « First pattern » est une sorte de premier prototype, un premier essai, et pour nous aussi, lancer une marque était un premier essai, pour voir si nos idées allaient marcher. Alors le nom de la société et son but étaient en alignement.

Comment présenterais-tu ta marque à quelqu’un qui ne connaît pas ton travail ?

On prend tout ce que l’on aime, de différentes sources, cela peut-être des chemises, des vestes, des pantalons, et nous le revisitons sans suivre les tendances ou la demande commerciale. Tout a sa signification. Mais avant tout, nous adorons mixer les codes militaires, civils, workwear et le tailoring vintage. Nous ne faisons pas de répliques de vêtements vintage. En ce sens, on ne se soucie pas du passé, pour nous ce serait comme être habillé en costume d’époque. Il y a beaucoup de marques qui produisent et vendent des répliques, elles restituent le passé sans le transposer dans le contexte actuel. Pour nous c’est loin de la façon dont nous voyons notre marque. Notre marque vit et raconte le présent tout en explorant le futur, certes avec des difficultés et un esprit anti-commercial, avec des formes et des matières pas toujours contextualisées sur certains vêtements mais c’est cela qui est fascinant ! Si vous aimez le passé, à ce moment là, c’est mieux de porter des originaux achetés en seconde main.

Nous ne sommes pas des tailleurs, nous ne sommes pas des artisans. On design le moindre détail dans notre studio, avec des dessins, des recherches d’accessoires, de matières et tout ce qui sera nécessaire pour que les vêtements soient fabriqués dans des ateliers de notre région.

On s’oppose aux tendances actuelles qui sont de définir comme “artisan” à peu près tout ceux qui travaillent dans la mode et d’appeler “designer” ceux dont le job consiste à détacher des pages de magazines, les ramener au modéliste, modifier une poche et présenter cela comme une nouveauté. En ce sens, nous disons que nous travaillons “à l’ancienne”, en investissant dans nos idées et on essaiera de le faire aussi longtemps que nous le pouvons!

1ST PAT-RN est “un concept industriel fait de petites productions” et limiter les quantités est nécessaire pour avoir une attitude éthique. Cela, pour ne pas sur-produire pour avoir des coûts bas et de grosses marges, et qu’ensuite ces stocks additionnels soient vendus sur des boutiques on-line qui achètent à des prix ridiculement bas pour vendre avec de fortes marges.

Nous ne produisons que ce qui est nécessaire même si cela accroît drastiquement nos coûts de production et pénalise fortement nos profits.

Comment sources-tu et choisis tes matières ?

90% en Italie car nous collaborons avec des tisserands que nous connaissons bien et qui, comme nous, osent innover et proposer de nouvelles matières. Ensemble nous créons des matières exclusives comme par exemple sur SS20, la « reps slub » ou le « big check » un mélange de laine, lin et nylon qui sera lancé en exclusivité sur AW20. Les étiquettes, les boutons, les fermetures éclairs… sont aussi tous rigoureusement fabriquées en Italie. Dans certains cas, nous aimons collaborer avec le Japon et parfois également l’Angleterre, même si nous privilégions de pouvoir offrir un produit vraiment Italien.

Pour finir, peux-tu nous glisser quelques mots sur la dernière collection ?

(Extraits choisis et traduits du dossier de presse)

Le concept inspirant cette collection est le contraste transitionnel : nature et hightech, souple et rigide, avant-garde et traditionnel, élaboré et minimaliste, linéaire et structuré. Jamais une collection n’a autant incarné notre vision du mélange des styles, les fits et les matières sont partagées entre masculin et féminin, ce qui donne vie à une gamme de produits mixtes.

Les matières de cette collection incluent des reprises de collections précédentes mais aussi des choses complètement nouvelles. En plus de notre tricotine qui vient dans une nouvelle couleur acier, nous avons un coton pima/nylon japonais qui poursuit l’idée de fusion entre tradition et modernité. Au registre des nouveaux venus : une nouvelle matière crée exclusivement pour 1st PAT-RN prenant comme référence un ancien « duster coat » européen. La matière a un effet « bouloché » qui symbolise notre concept transitionnel : une main très souple et un esthétique rugueux. Vous devez la toucher pour comprendre ! Les matières de cette collection sont parfaites pour les voyageurs, elles sèchent rapidement et sont résistantes au froissement.

Nos couleurs signatures vont du beige au bleu, de l’olive à de nouvelles nuances de khaki, du blanc pur à des nuances acier, parfois avec quelques touches de bleu airforce ou de terre brûlée.

Tous nos modèles standards sont présents dans cette saison : field jackets, blazers, blazers sport, vestes de voyage, pantalons militaires… Pour les nouveautés nous accueillons le blouson 1984 avec ses lignes confortables et ses détails très innovants comme une grande poche asymétrique ou ce col particulier issu de nos archives. Nos chemises se dotent également de nouveaux styles. La chemise 1982 par exemple avec ses larges poches qui peut être portés avec le gilet minimaliste 1991. Le gilet 1991 prend son inspiration dans un Koti/Waskat pakistanais.

Une collection avec de nouvelles matières, de nouveaux styles et comme toujours une attention méticuleuse portée au plus petit détail !

MES DEUX COUPS DE CŒUR 1ST PAT-RN

 La « wander vest »

test et avis sur al marque italienne 1ST PAT-RN du workwear vintage avec une influence sartorial
1ST PAT-RN wander vest

La wander vest est la transposition de vieilles vestes des années 80 pour randonneurs et voyageurs que Cristiano a dans ses archives. Il utilise beaucoup ce type de vestes car sa passion est de marcher en forêt ou de partir en excursion. Pour 1ST PAT-RN, il a voulu un look unique, une veste designée de A à Z, et ne copiant pas les pièces vintage. Il a intégré des poches inspirées d’une ancienne field jacket de l’armée britannique et a déplacé la classique « poche de chasse » dans une position plus adaptée pour y placer un passeport ou des billets de voyage. Il a également ajouté deux poches à l’arrière avec un système de boutonnage à sécurité maximum pour être certains que l’on ne perde pas les objets qui se situent à l’intérieur. Le résultat est un produit que le marché semble maintenant apprécier après un départ un peu lent. Pour AW20, Cristiano a fait quelques changements sur l’arrière pour la rendre plus adapter à être portées en dessous d’une veste épaisse et Silvia en a designé une version féminine vraiment magnifique.

La wander vest existe dans un grand nombre de combinaisons coloris (olive, sable, bleu électrique) et matières (coton/nylon, tricotine et rispstop). La mienne est dans une matière exclusive japonaise (coton/nylon) et de couleur sable. Outre le design expliqué plus haut par Cristiano, ce qui m’a bluffé c’est la matière, en image ci-dessous:

Le « landman trousers »

marque 1ST PAT-RN workwear brand & sartorial vintage
1ST PAT-RN landman trouvers with a coton / nylon mix Japanese fabrics

Les ANDMAN trousers sont nés d’une volonté de se diversifier et de faire quelque chose de différent du cœur de collection. En tant que consultant, Cristiano avait présenté un premier Gurkha pants à une marque de pantalon de Padoue en 2014, à une époque où ces pantalons n’étaient pas si communs et où 1st PAT-RN ne faisait quasiment que des vestes. Pour cette entreprise, il a travaillé sur la base d’un de ses pantalons d’archives de 1955, le proposant avec un fit très large dans l’esprit originel. Le projet n’a pas eu beaucoup de considération. Maintenant depuis quelques saisons, le Gurkha revient en force. Pour 1ST PAT-RN, Cristiano a voulu l’aborder différemment, il a repris son pantalon d’archives de 1955 mais a retravaillé la ceinture, les poches et les coutures. De ce travail, d’abord le TREK est né, puis le LANDMAN.

Là encore, le LANDMAN existe dans un grand nombre de combo coloris (REP SLUB, GLENCHECK, COTON/NYLON) et coloris (olive, sable, gris à carreaux). Le mien est dans la matière exclusive à cette saison, le Reps Slub. Si j’adore le design du pantalon, les pinces, le boutonnage, la bonne largeur de jambes, son côté pratique avec les deux boucles de serrages qui te donnent beaucoup de flexibilités, ce qui m’en rend amoureux, c’est la matière :

3 STYLES AVEC LA WANDER VEST :

L’idée était de proposer trois interprétations personnelles de la wander vest. Comme le workwear regroupe des vêtements fonctionnels (« utility wear »), je suis parti sur deux métiers/occupations et une synthèse dans le style street héritage cher à ce blog. Les chapeaux ne sont pas toujours forcément adaptés mais je n’ai pas une collection de chapeau de ouf et j’ai une coupe de cheveux de confinement 😉

1ST PAT-RN wander vest gilet workwear et marque militaria
la wander vest 1ST PAT-RN dans plusieurs tenues

De la gauche vers la droite… pas à la japonaise pour les Otaku (fans de mangas):

« the wanderer » « the photographer » et the… « street heritage »

 Silhouette n°1 : « the wanderer »

Alors pour le nom, je ne suis pas aller chercher très loin, la « wander vest », « le wanderer »… désolé… Pour les anglophiles, « to wander », c’est flâner / vagabonder. Avec ce confinement, on a des envies d’évasion et de nature, et ça a été la première chose que m’a inspiré cette veste : une marche en forêt. Ensuite quand je pense évasion, je pense Japon (mon pays rêvé) et chemise Hawaïenne (Aloha shirt / Camp shirt… pour les puristes). Et là ça tombait bien car je venais de recevoir de mon pote Monsieur Cam ma dernière chemise Portuguese Flannel (PF), une Aloha shirt, aux motifs Japonisant, délicatement nommée « Japanese Pine ». Et même si la première chose qui m’a séduite dans cette pièce, c’est le motif, il n’est est pas forcément évident car très présent. Du coup, ma wander vest qui est dans une teinte sable venait parfaitement le calmer par superposition. Un Tee blanc en dessous et le tour était joué pour le haut de la tenue. Comme la partie supérieure est plutôt colorée, je suis parti sur un bas plus sobre, plus foncé, tout en restant dans le même espace chromatique. Mon fatigue pants en Herringbone (HBT) de chez BASTONG faisait le job. Au passage c’est un de mes pantalons préférés et pour un fan de Japon : wander vest en coton/nylon japonais, Hawaienne « Japan Pine » et Fatigue Pants coréen made in Japan, la boucle est bouclée. Pour les chaussures, je ne voulais pas tombé trop dans le cliché des chaussures de montagne, et là je me suis cassé un peu la tête. Pour le côté rando il me fallait des montantes, pour aller avec le reste de la tenue, idéalement du marron ou du noir et il fallait qu’elles respirent l’évasion. J’ai dans mon dressing une chouette collaboration entre SEBAGO et Universal Works, une paire de Campside d’inspiration Amérindienne, ça respire pas l’aventure ça ? Et pour cacher la misère capillaire du confinement, un bob (bucket hat) de chez Nigel Cabourn en HBT pour faire écho au pantalon et de couleur olive…. Parce que je n’ai rien d’autre.  « L’aventure c’est extra ! »Charles Muntz.

Silhouette n°2 : « the photographer »

Ma seconde inspiration fait suite à un article de Boras sur ce même blog, et je vous le conseille, ici. Fan de EG, je suis évidemment tombé amoureux de cette photographer vest. Le problème c’est que c’est un modèle 2009 et donc presque introuvable (pour ceux qui se le demanderaient, « oui ; Bo, c’est Benjamin Button ». Lorsque j’ai reçu ma wander vest, je me suis dit : « la matière imperméable ; plein de poches, mais c’est une photographer vest !!!! » Donc je suis parti dans un délire photographique vous allez voir. Quand tu es photographe, le soleil est ton ami, et ton ennemi, la casquette s’imposait et j’en avais une Carharrt WIP dans les mêmes tons sable que la veste. J’ai toujours eu une vision du photographe reporter avec une chemise à la Indiana Jones. J’avais tout juste reçu une Granton Shirt de chez Kestin en couleur « green grass » et dans exactement le même coton/nylon japonais que ma wander vest. Il me fallait trouver un pantalon utilitaire, robuste, pour permettre au photographe de s’agenouiller. Personnellement j’adore marier le vert/olive avec le navy (marine), mon fatigue pants EG s’imposait. Restaient les accessoires. En école d’ingénieur je prenais des cours de photos, et les chaussures de mon prof me marquaient, des Paraboot. Cela tombe bien j’ai justement une paire de Michael à la maison. Et pour finir, un collier habille toujours une tenue, et là j’ai pensé fonctionnel, ma hantise quand je pars faire de la photo c’est de perdre mes clés de maisons, donc mon porte-clés la Perruque avait une place toute trouvée au centre de la tenue. Je ne voulais pas non plus paraître déguisé donc pas d’appareil photo sur la silhouette, par contre sur le détail matière j’ai incorporé le vieil appareil photo de mon grand-père, j’ai récupéré tous ses appareils photos même les cassés lorsqu’il a décidé de quitter notre monde matériel. « Un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a écrit un grand roman. » – Peter Adams. NB : je ne sais pas si mes silhouettes sont de grandes images mais en tout cas elles ont été faites, avec passion, par mon fils de 4 ans avec mon téléphone.

Silhouette n° 3 : « Street heritage »

Alors non, cette dernière silhouette n’est pas une déclaration d’amour au style de Boras. J’avais deux inspirations de ma wander vest avec des chemises, je voulais faire autre chose et partir dans un registre un peu plus street. Pour moi le sweater est un symbole du streetwear, mais je ne voulais pas tomber dans un sweater qui fasse trop sportswear et qui dénature la veste. Donc ceux oversized sont restés au placard. Toujours dans mon délire japonisant, je suis parti sur un sweater Kuro de chez Benjamin Jezequel en étoffe japonaise du tisserand Toki. C’est une matière en coton et laine avec une texture en nid d’abeille dont les bosses sont tricotées en noire sur un fond écru qui rappelle la veste. Toujours pour m’éloigner d’un délire trop street, je suis parti sur un pantalon à pinces d’origine militaire : le Landman de chez 1st PAT-RN présenté plus haut dans cet article. Pour faire écho au sweater et resté dans le thème « street heritage », je voulais des sneakers ça permettait aussi de typer le pantalon moins militaire. Je suis donc parti sur des sneakers Française (Cocorico !) de chez National standard qui ressemblent à s’y méprendre à des German Army Trainers (les fameuses GAT). Moi qui ne voulais pas trop typer le pantalon militaire, c’est réussi ! Et pour parfaire la tenue, les accessoires, pour le coup mon bob Cabourn fait un rappel Olive du pantalon et j’ai intégré un collier Borali. Alors, NON ce n’est pas pour faire de la pub à Boras, mais parce que pour moi c’est une signature du street heritage, et que ces colliers m’ont toujours fait penser à des plaques militaires (ne me demandez pas pourquoi) et donc ils avaient une place dans cette tenue ! « Le street heritage : on mixe différents univers pour en faire un seul : le sien » jbpaname

LE MOT DE LA FIN

Alors voilà pour mon premier article. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à le lire que moi à l’écrire. Et si non, au moins vous aurez peut-être l’envie de découvrir d’avantage un label Européen (1ST PAT-RN) qui en vaut vraiment la peine, avec un grand monsieur à son origine : Cristiano Berto. Ma rencontre avec Cristiano c’est un peu comme ma rencontre avec Boras, quelqu’un qui partage et qui donne sans compter, quelqu’un qui vit pour sa passion. En Juin 2019, j’envoyais une bouteille à la mer à Boras sur Insta en lui demandant des informations sur un produit qu’il portait. Il m’a répondu avec une gentillesse incroyable. J’étais surpris que quelqu’un avec autant de followers me réponde. Et Boras m’a dit : « C’est normal que je réponde à tout le monde. Le partage et l’échange, c’est essentiel » J’espère juste avoir apporter ma pierre à l’édifice du Partage.

Ciao e Arrivederci !

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