Variations sur 631

À force de chiner, on finit par tomber sur des perles. Ces deux jeans Levis pratiquement neufs en sont la preuve. Il s’agit de deux 631, trouvés dans nos tailles respectives à une semaine d’intervalle. Le sien est Made in France (comme elle) et le mien Made in Belgium (comme moi lol).

Taille haute, coupe tapered et toile épaisse, tout ça pour une fraction du prix retail. Que demander de plus ? Réussir à l’assortir ! Car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la toile bleue classique n’est pas la plus facile à porter.

 

Elle : J’avoue avoir eu un peu de mal à me projeter en voyant la coupe de ce jeans. L’effet jeans boyfriend n’étant pas particulièrement seyant sur moi, j’ai quand même relevé le challenge pour faire plaisir à mon chéri ! Je l’ai donc associé avec un petit haut ajouré, moulant et rétro de la marque française Sézane. Finalement chiné sur Vinted, ce top m’a toujours fait de l’œil mais je n’ai jamais voulu l’acheter neuf pour des raisons économiques et éthiques.

Pour rester dans des tons chauds, j’ai enfilé mes bottines en daim achetées dans une boutique à Knokke, en Belgique, et voilà !

 

Lui : Quitte à faire dans le made in Belgium, autant y aller à fond avec deux de mes créateurs belges préférés. Mais avant ça, un petit mot sur la veste vintage : piquée à ma copine, elle vient de chez Naf Naf, marque aujourd’hui presque disparue qui envoyait du lourd dans les 90s et produisait en France. La fermeture “fireman” est le détail kiffant de la veste. Détail qu’on a vu un peu partout ces dernières saisons, notamment chez Calvin Klein par Raf Simons et Heron Preston.

 

La surchemise vient de chez Stephan Schneider, créateur belge assez confidentiel en Europe. Il produit (pratiquement?) toutes ses pièces en Belgique. Ses créations sont à la fois minimalistes dans les coupes et complètement folles dans les matières et les tissus. Porter une pièce Schneider, c’est l’assurance de twister une tenue facilement sans en faire trop.

Ici, 100% coton et pourtant la texture brute rappelle une flanelle épaisse.

 

Venons-en à ma pièce préférée de la tenue (et probablement ma pièce préférée tout court) : une paire de bottes Maison Martin Margiela peintes à la main pour le premier défilé homme (Spring Summer 1999). La peinture est censée s’écailler et partir au fur et à mesure des ports. Plus facilement portables qu’il n’y parait, la simplicité du reste de la tenue permet de les mettre en valeur.

Les références

Monsieur:

veste : Naf Naf

surchemise : Stephan Schneider

pantalon : Levi’s

bottes : Maison Martin Margiela

 

Madame:

haut : Sézane

pantalon : Levi’s

bottes : boutique indépendante

 

stylisme : Fauche


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