Evan Kinori – California love – Vêtements loose fit

Salut, moi c’est Laaazzzee.

Lyonnais fraîchement trentenaire (au moment où j’écris ces lignes en tout cas), certains d’entre vous m’auront vu traîner mes Yuketen dans les cahiers de style, sur Instagram, ou sur les forums où l’orthographe de mon pseudo est redouté.

Je me lance aujourd’hui dans le grand bain d’un vrai article pour vous parler de ma quête du pantalon en laine loose fit. Et de son aboutissement lorsque j’ai découvert Evan Kinori

La recherche du pantalon parfait

Non, je rigole.

La quête du truc parfait n’a aucun sens pour moi. A la limite ça serait un alignement de prix / qualité / style à un moment donné.

Mais le style ça évolue, les moyens aussi et au fur et à mesure qu’on creuse notre passion. Ce qui pouvait paraître comme le top du top en qualité pourrait être considéré comme moyen l’année suivante.

Ma recherche me semblait en fait plutôt simple : je veux un pantalon en laine, pas chiant (motif / texture) avec une vraie coupe loose. Vous avez 2h (moi j’ai mis 6 mois).

Il y a bien quelques modèles chez EG comme on peut voir chez l’ami rndmize. Mais je n’arrive pas à me convaincre de lâcher le prix retail et les occasions en seconde main ne courent pas les rues.

Et puis je retombe sur une marque, découverte sur Instagram grâce à un partage de thedenimmind

OK, je veux ça

Evan ki ?

Evan Kinori est un jeune (30 ans, oui c’est jeune) designer californien basé à San Francisco.

Issu de la culture skate, il lance sa marque éponyme après des études de modélisme (son but premier était de créer ses propres chaussures de skate).

On retrouve cette influence dans les vêtements Evan Kinori : les coupes sont amples et confortables sans avoir besoin de size up. Il admet d’ailleurs faire du skate avec ses propres créations.

La marque

J’ai immédiatement accroché à la DA. Le compte Instragram publie les pièces shootées, mais aussi des photos de paysages pris au cours de voyages ou autour du studio. Je trouve la cohérence entre les clichés et les vêtements proche de la perfection.

Toute la collection est désignée par Evan (il crée lui-même les samples) puis montée dans des ateliers entre SF et LA. Chaque pièce est réalisée en édition limitée, numérotée et à vocation à ne plus jamais être reproduite. On parle ici de moins de 100 pièces pour chaque modèle.

La distribution se fait via l’e-shop de la marque, le studio californien sur rdv ou via quelques shops choisis par Evan.

Vous aurez peut être compris qu’acquérir une pièce Evan Kinori peut s’avérer compliqué même si vous êtes prêt à y mettre le prix (plus de 350$ pour un pantalon). Le but n’est donc pas ici de vous encourager à casser votre PEL pour un pantalon mais de découvrir un designer et son univers.

Pour les plus anglophone d’entre nous, je conseille vivement l’interview réalisée par Isaac McKay-Randozzi et l’article de GQ sur le lancement de la nouvelle collection en période de COVID. Je trouve que l’état d’esprit de l’homme colle parfaitement à la ligne que tient Boras ici depuis des années

Le single pleat pant à chevron en laine et cachemire

Après avoir bataillé avec moi-même, je décide de me faire plaisir et de lâcher le billet retail parce que j’accroche vraiment. Mais le modèle n’est plus dispo nulle part dans ma taille.

Grosse frustration.

C’était sans compter sur la magie de Noël. Ma surveillance assidue de Grailed finit par payer : j’en vois passer un en seconde main pendant que je suis en vacances. Taille 32, chevrons laine / cachemire, 18/39 (le 18 a une signification particulière pour moi).

Offre, envoi qui met des plombes à arriver, la taille sera-t-elle OK (je suis très mauvais pour lire un size-guide) ?

Finalement il arrive, et il est parfait ! Pour ne rien gâcher, le vendeur est probablement un des gars les plus sympa avec qui j’ai eu affaire sur Grailed.

Les finitions

Le premier truc que je remarque, c’est ce rond de cuir qui vient renforcer l’arrière des boutons (vous me pardonnerez les imprécisions techniques). Je me dis qu’on est sur un truc sérieux.

Du coup je fais un truc que je n’ai jamais fait : je retourne complètement le pantalon pour regarder les finitions.

Et je ne suis pas déçu.

En plus de ça, toutes les coutures sont gansées, pas une qui tire la gueule. C’est simple, mais sacrément propre.

Je ne sais pas si c’est ce qu’on doit attendre d’un pantalon à 400$ mais n’ayant pas de point de comparaison je suis en gros kiff.

Le fit

Tout ça c’est bien mais on est sur Borasification donc fit > all

Fit du single pleat pant en taille 32. Le chien au bout de la laisse est un bichon nommé Titeuf
De côté, on voit le taper

YYYEEESSSSS

C’est pile ce que je veux, en fait c’est mieux. Plein de place aux cuisses, un peu tapered et il tient parfaitement à la taille sans ceinture.

Il est un peu long, il faudrait le faire retoucher mais je tente les revers à l’arrache et je trouve que ça va pas si mal dans l’esprit de la pièce

Place aux looks

Proposition de tenues avec mon pantalon Evan Kinori

J’aurais du mal à mettre une étiquette sur mon style. Je pense avoir trouvé un truc à moi à force d’essayer et de m’inspirer de plein de choses / personnes. Au fond, mixer les influences c’est ça la base du streetwear

Avec un gros pull et une trucker pimpée

Trucker Levi’s customisée, pull Batoner crewneck, pantalon Evan Kinori single pleat, chaussures Yuketen blucher rocker, pompe à essence Avia

Le pantalon est loose avec une fourche assez basse. Ça veut dire qu’on peut se permettre d’envoyer du volume.

Je commence avec un pull Batoner crewneck (on peut le voir ici). Ma maille préférée avec un volume dingue que j’ai pris chez l’excellent shop canadien Miloh.

Ici c’est une taille 4, correspondant à un XL, on est donc sur un size-up d’une ou deux taille (je fais 1m77 pour 75kg). Le fit rappelle d’ailleurs celui du Big sweater de la marque.

Par dessus une trucker vintage Levi’s. Trouvée en friperie à Montréal pour une trentaine de dollars parce que le col était défoncé. Le réparer a été mon premier travail de Boro. Pour continuer dans la lignée, j’y ai cousu un patch et mis des pin’s rapportés de mes voyages. J’aimerais peut-être lui ajouter une estampe de l’ami Feazzy et son projet Bisart dans le dos – si tu me lis, faut qu’on en parle ;).

Les chaussures
Yuketen blucher rocker with kiltie, en Chromexcel de chez Horween

En bas, on reste dans l’idée d’un truc un peu balèze avec ces Bluchers Rocker de Yuketen. Il faut que je l’admette, je suis un vrai fanboy de ce que fait Yuki Matsuda aussi bien avec Yuketen pour les chaussures que Monitaly pour les vêtements.

Ces chaussures, c’est comme marcher sur un nuage. La semelle bien épaisse est d’un confort fou et le cuir chromexcel n’a pas eu besoin d’être cassé. Et puis elles ont une sacré gueule avec le style mocassin et le kiltie (les franges en cuir sur l’avant que les profanes ont le choix de retirer)

On termine avec une paire de chaussettes Seagale en mérinos. Le bordeaux c’est moins chiant que le gris et ça passe bien avec du marron aux pieds

Les accessoires
Colliers Borali et Peanuts Co, bagues vintage, Harpo et Hobo, montre Tudor, badges et pin’s souvenir

J’ai beaucoup de bijoux et je mets presque toujours les mêmes

  • un collier Borali que j’associe à une cacahuète Peanuts Co en argent (fun fact, je suis allergique aux arachides …)
  • plein de bagues amassées au fil du temps (vintage, Harpo et Hobo, une marque japonaise qui fait des trucs malades !)
  • une montre que je change selon ma tenue et mon humeur (ma troisième passion avec les fringues et le foot)
Masque 1st Pat-rn, édition spéciale pour Standard & Strange

On oublie (malheureusement) pas l’accessoire signature de 2020-2021 : le masque 1st Pat-rn. Ici dans sa version bleue passée faite pour l’excellent shop californien Standard & Strange

Bonus – en mouvement
Tentative d’appréciation du volume en mouvement

Avec un bob, un cardigan et des wallabees

Chapeau Kaptain Sunshine, masque 1st Pat-rn, écharpe Asos, Cardigan COS, holster Engineered Garments, tee Batoner, pantalon Evan Kinori, wallabees Clark’s x Beams +

Cette tenue, c’est celle qui m’est immédiatement venue en tête quand j’ai commandé le pantalon.

On reste dans l’idée de volume avec une écharpe plaid ASOS, un tee Batoner pris lui aussi 2 tailles au-dessus et un cardigan “grunge” COS (poilu et oversized, le style popularisé par Kurt Cobain).

Le bob et les wallabees viennent apporter une touche street à la tenue

Le cardi de ton papi

Pour éviter le côté vieillot du cardigan poilu marron, celui-ci est très oversized. C’est assez génial en terme de confort et ça permet de glisser facilement le holster Engineered Garments en dessous pour porter son bordel (je déteste avoir des choses dans mes poches), même fermé.

COS fait souvent un très beau travail sur les coupes pour le style oversize. Le côté poilu vient du mélange laine / alpaga

Le cardigan fermé qui permet de glisser le holster en-dessous

Sur la tête, un bob blackwatch (carreaux noir, vert et marine) de la superbe marque japonaise Kaptain Sunshine (vous pouvez voir un de leur manteau sur Solara ici).

Lui aussi dans un mélange de laine et d’alpaga, j’aime beaucoup le porter en hiver quand il fait trop chaud pour un bonnet. C’est le complément idéal à un manteau sans capuche en cas de petite pluie (il a l’avantage d’avoir une doublure).

Walla-vie
Clark’s x Beams + wallabees GTX

Je ne vais pas me lancer dans une description générale des Wallabees de Clark’s, Boras en parle mieux que moi.

Ce modèle est issu d’une collaboration avec la marque Japonaise Beams +. Il ajoute une membrane Gore-Tex et une semelle Vibram à la Walla high classique pour en faire ton meilleur ami les jours de pluie.

J’aime le coté plus massif de ces semelles pour porter avec des pantalons loose.

Les accessoire, toujours
Holster Engineered Garments, montre Tudor, bagues Harpo, Hobo et vintage, bracelets souvenir et Borali, colliers Borali et Peanuts Co

On ne change pas une équipe qui gagne, je garde mon attirail sur les doigts et poignets.

J’aime beaucoup le visuel qu’apporte la sangle du holster qui vient “remplir” l’espace vide sur un tee blanc (encore plus grand si ton tee est oversized)

Le mot de la fin sur Evan Kinori

Je m’arrête là, pour ceux qui auront juste regardé les images, je vous propose un résumé de ce pavé :

  • Evan Kinori c’est cher mais vraiment cool
  • Le loose fit c’est la vie
  • On a jamais trop d’accessoires

J’espère que ce premier essai vous aura plu ! Dans tous les cas, n’hésitez pas à me faire des retours

Il serait donc possible de faire cette pose en souriant

Peace

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