Si tu t’es dit « Cornier, c’est quoi ce mot étrange ? » en voyant le titre, je te renvoie à la lecture de mon article fleuve présentant cette sympathique DNVB japonaise. Pour les autres, voici le lookbook de sa collection printemps / été 2026.
Cornier collection printemps / été 2026
Que je trouve d’ailleurs nettement plus intéressante visuellement que celle de l’été dernier. D’abord, il y a de la couleur : bleu flashy, rose, gris chiné ou délavé, bleus passés, vert menthe, marrons profonds, jaunes réussis.
Et puis, sans grande surprise, Cornier reste là où on l’attend : sur les matières. Kid mohair et laines froides, coton égyptien finx (une appellation quasi inexistante chez nous, comme le suvin, mais très utilisée au Japon. À comprendre simplement comme un coton égyptien aux fibres extra-longues).
De la soie partout, souvent décrite comme “sauvage”, notamment en tsumugi. Il s’agit d’une soie filée à partir de fibres plus courtes, assez proche de ce que l’on connaît sous le nom de silk noil. Souvent mélangée à du lin ou du coton — notamment pour proposer des denims un peu particuliers.










Je n’ai pas réussi à mettre la main sur un jean l’hiver dernier, j’espère avoir l’occasion d’en choper un cette fois. En attendant, j’ai craqué pour un easy pants teint à la boue, proposé à un tarif vraiment intéressant
Un modèle en lin sergé assez dense, tissé à partir de fils français, puis teint selon la technique du dorozome sur l’île d’Amami Ōshima. La même île où sont teints les jacrons en cuir de cheval des jeans de Taiga Takahashi, ou encore de nombreuses pièces chez Visvim.
Une méthode “primitive” qui consiste à superposer des couches de pigments issus d’écorces d’arbres et de boue riche en fer, jusqu’à obtenir un brun profond, vivant, jamais tout à fait uniforme.
J’en reparlerai à réception — et je le montrerai aussi, s’il est aussi cool en vrai qu’en théorie.
La collection printemps / été 2026 de Cornier est à retrouver sur le site officiel de la marque.




