Très honnêtement, avant cette année, je n’avais jamais entendu parler du 2 avril, journée mondiale de l’autisme. Ou plutôt de sensibilisation sur l’autisme. Il aura fallu la rencontre de Julien, fondateur de la marque Atelier DNHN, en visite à Paris. Il est autiste, et ce syndrome, il compose avec depuis tout petit. Alors parce que ça lui tient à coeur, il a créé une collection un peu spéciale: MOSAIC. Une trentaine de casquettes, toutes uniques, faites par ses mains. C’est sorti il y a quelques jours et une partie des recettes reviendra à une association qui aide les jeunes autistes et leur famille.
Disclaimer: client de la marque, devenu ami depuis, Julien a tenu à m’offrir une casquette. On a échangé durant toute le process de construction de cette collection et il m’a fait cette surprise lors de ma dernière commande.

La marque Atelier DNHN en quelques mots
En écrivant ces lignes, je réalise que si tu ne suis pas ce que l’on fait sur Instagram, tu n’as pas pu tomber sur Atelier DNHN. Et pourtant, depuis janvier, ma rotation de couvre-chefs est « contaminée » par leurs casquettes.
Enfin, je dis « leurs », je devrais plutôt écrire « ses ».
Julien est un artisan du textile qui bosse en solo, à Montréal. Français expatrié, il a un long parcours pro dans ce milieu. Chaque fois qu’on discute, j’en apprends un peu plus.

On le développera dans un article dédié, car Atelier DNHN, ce n’est pas qu’une histoire de casquette artisanale.
(ce qui serait déjà très bien en réalité)
Mosaic: des casquettes en patchwork pour « célébrer » l’autisme
Parce que ce syndrome, malgré les difficultés au quotidien, lui sourire et le prendre par le bon coté, c’est aussi l’approche de Julien. La collection Mosaic se veut le reflet de ce qu’est l’autisme: un spectre où chaque individu touché est différent, il n’y pas une façon d’être autiste. Et en cela, cette série de casquette est une belle métaphore.
Des casquettes faites main à partir de vestes de costume en laine vintage
Quand Julien a commencé à me parler de ce projet qui n’avait pas encore de nom d’ailleurs, il a tout de suite évoqué l’idée de patchwork. Déjà ça me bottait, les casquettes composées de plusieurs tissus, ça a très souvent de la gueule.
Mais alors quand il a mis sur la table son envie de le faire à partir de veste de costume en laine vintage, j’ai jubilé.
Il ne le savait pas mais depuis que je suis ado et mes premières friperies dans ma cambrousse, j’ai toujours été attiré par les vestes (déjà vintage à l’époque) en pied-de-poule, tweed, homespun & compagnie.
Des termes que je ne connaissais évidemment pas du haut de mes 17 printemps.


Les coupons qu’il m’a partagés sur Whatsapp ont vite confirmé un truc, ça va être beau. Et plutôt que d’énumérer ce que tu peux constater avec tes yeux, je te laisse avec une mosaïque de photos de cette collection MOSAIC.
(oui gros jeu de mot)


















Quelques photos portées avec ma casquette proto.

Sans broderie frontale, parce que Julien n’avait pas osé me dire (je pense) que lui voyait sa collection avec son D habituel, j’ai eu droit à ma version sans.
Le petit D, un clin d’œil à mon envie de logo latéral, il le gardera pour toutes.

Et pour la tenue, je l’ai construite autour de la casquette, forcément. Enfin, pour le choix des couleurs, histoire que tout se marie comme il faut.

La veste en denim brut, un dérivé du modèle type 2, renvoie donc à la partie bleue. Le pull shetland en laine brossé dessous, couleur betterave un peu est censé lui, renvoyer à une des lignes du motif.

Mais je crois que je n’ai pas bien vu à réception de la casquette! Il n’en reste pas moins cohérent je crois.

Le t-shirt blanc qui dépasse me permet simplement de placer les Vans Authentic de la même couleur. Il faisait beau, j’avais envie d’enfin ressortir ce genre de modèle qui sent bon les beaux jours.

Et pour le pantalon en velours, le Warm Up pants de Borali, je ne te fais pas l’affront de décrire encore le pourquoi du choix.
Au final, on a tenue simple faisable de tous (et toute en vrai), avec un silhouette sympa et un confort à toute épreuve. En vrai, avec un sweat, cela serait encore plus!

Une collection qui sortira en plusieurs drop
Allez, finis les bavardages, il est temps maintenant de s’offrir une de ces casquettes!
Julien, tu l’as compris, fait tout, tout seul, et il a abattu un travail monstre pour sortir 35 casquettes en quelques semaines. Malgré cela, ce fut trop juste pour une sortie générale le 2 avril.

Il sort donc par drop d’une dizaine de casquettes sa collection MOSAIC. Au fur et à mesure des prises et retouches de photo car, oui, il fait tout lui-même.
Tu peux retrouver les casquettes MOSAIC sur le e-shop de Atelier DNHN et n’hésite pas à jeter un oeil à son travail au quotidien sur Instagram.


