Zoom – Sillage: la marque oversize japonaise de Yuthanan – Part 1

Partie 1

Salut à toi, la vache qui rit, salut à Laurel et Hardy!

Salut à toi, peuple nomade, salut à tous les camarades!

Aujourd’hui, on va voyager! Laisse de côté tes idées européennes sur la mode. Gravées en toi depuis des années par un battage médiatique que l’on pourrait appeler du lobbying dans d’autres domaines. Ici, pas de taille ajustée au millimètre. Pas de règle qui dit que la manche doit tomber à tel endroit sur le poignet. Pas de notion de coupe semi-slim, droite, loose ou wide. C’est au-delà de tout ça. C’est la vision d’un créateur français expatrié au Japon: Nicolas Chalmeau, plus connu sur les réseaux sous son nom thaïlandais Yuthanan.

Avant de te présenter un peu plus Nico et sa marque et de parler en jpeg (parce que c’est ce que tu veux hein? Des photos, des fits, des textures etc etc), petit retour en arrière pour t’expliquer pourquoi parler de Sillage et pourquoi c’est moi qui vais en parler.

A peine fini l’article sur Arashi, Boras, en tyran sanguinaire (lire bourreau de travail) qu’il est, me demande un autre article. J’ai encore les oreilles qui bourdonnent d’écouter Thibaud (le fondateur d’Arashi) m’expliquer la différence entre une veste P42 et une P43 qu’il faudrait remettre ça?

Ok, ça c’est l’image que j’en aurai dans quelques années. En vrai Boras m’a juste dit que l’article était cool et que si je voulais en écrire un autre ça serait avec plaisir. Et Thibaud ne nous a fait saigner des oreilles que quelques mois plus tard avec cette histoire de vestes. Boras peut en témoigner.

Bref. Super expérience que ce premier gros article, je me dis que ça serait sympa de remettre ça. Mais comme je ne connais pas d’autre petite marque comme Arashi qui mérite d’être mise en avant, je voulais essayer d’écrire sur une marque qui me parle beaucoup. C’était soit Engineered garments, soit Sillage. EG, je ne me sens pas légitime pour en parler en sachant que quelques amis en portent depuis bien plus longtemps que moi et sont de véritables encyclopédies sur le sujet (coucou Fafa, on attend ton article ici…). J’adore, les silhouettes sont assez universelles, mais pas de légitimité. 

Reste mon autre coup de coeur: Sillage. Je n’ai pas plus de légitimité que pour EG. Mais je bave devant les lookbooks de la marque, je commence à avoir quelques pièces et je me dis que l’histoire de Yuthanan est belle. En plus de proposer un concept unique (et parfois un peu relou il faut bien le dire haha, mais on en reparlera plus loin) de taille unique pour chaque produit, c’est une jeune marque, et je crois que c’est le premier article français qui lui est consacré, hors simple interview. Purée ce coup de pression que je viens de me mettre…

Bonus: Nico est français! Et ça, pour une tanche en anglais comme moi, c’est un vrai avantage pour écrire un article (itw, histoire de la marque etc etc). En plus, c’est un mec vraiment cool, avec qui j’ai plaisir à échanger de temps en temps, et un ami de Boras. 

Allez, les conditions idéales pour parler d’une marque me semblent réunies. On met tout ça en mots et en jpeg et on aura un truc cool sur le blog je pense.

Rentrons dans le vif du sujet, je ne voulais pas couper l’article en deux, mais Boras a dit que c’était trop gros en une seule partie. Trop de photos gnagnagna… Oui, j’aime pas quand c’est coupé en deux. M’en fous si t’as pas de connexion dans le métro ou je sais pas quoi. Je l’ai fait quand même, parce que c’est lui le chef. Non je boude pas. Non je te dis!

Donc c’est coupé comme ça: une première partie qui va concerner le concept de la marque, et trois pièces que j’apprécie particulièrement. Le tout accompagné d’une série de photos bien sûr.

Et dans la seconde partie on discutera avec Yuthanan, on verra où et comment il est possible d’acheter des vêtements Sillage et on enverra du jpeg. Et tu vas voir, il y aura pas mal de fits, parce qu’on a fait ça à deux, avec ma chérie, et qu’on a voulu te donner un maximum d’idées pour t’inspirer.

CONCEPT DE LA MARQUE ET POURQUOI CA ME PARLE

SILLAGE, OVERSIZE ET TAILLE UNIQUE

Sillage, c’est un concept avant tout: l’oversize en taille unique.

Qu’est-ce qu’on entend par oversize déjà? Pour moi, quand on commence à aimer les fits plus larges, il y a certaines notions de largeur à définir:

  • Boras porte du loose. C’est large, mais la silhouette reste dynamique, affutée.
  • Plus large, il y a le wide. Ce sont des tenues dont les silhouettes sont déjà plus floues. Les vêtements ne suivent plus vraiment les lignes du corps, elles s’en éloignent.
  • Et au delà du wide, il y a l’oversize. Ce sont des vêtements conçus pour des géants, portés par des petits enfants haha. Je plaisante, mais c’est l’idée. Les notions de mesures sont abstraites. Des hauts mesurants plus de 70 cm d’aisselle à aisselle, des pantalons avec des LO de 35 cm…etc. On trouve peu de vêtements oversize pour hommes, mais le vestiaire féminin en compte beaucoup plus. Comme souvent, la mode féminine est très en avance sur la mode masculine.

Sillage, c’est oversize. Tous les produits sont pensés pour être portés loin, très loin du corps. Mais, comme il n’y a pas de tailles (free size ou taille unique), le drapé sera différent sur chacun. Les pantalons par exemple ont une taille élastique et des cordons de serrage, ce qui permet d’habiller du plus fin au plus épais. Que tu fasses 50 ou 150 kilos, tu peux porter du Sillage. Bien entendu, le tombé sera différent sur chacun. En fonction de tes goûts il faudra peut-être passer par la case retouche en longueur.

Mais là encore, c’est une histoire de goûts. Certains aiment les pantalons coupés courts, d’autres portés haut, bref, tu l’auras compris, ce qui tombe sur moi d’une certaine façon ne tombera pas sur toi de la même.

Au début, ça peut rebuter un peu. Surtout dans une culture européenne où le slim a encore la faveur de la majorité des gens. Et même auprès de gens passionnés par le vêtement, les fits extrêmement larges ne font pas l’unanimité. En fait, pour te dire la vérité, j’ai aussi un peu de mal avec certains points chez Sillage, en particulier la longueur des manches. Autant je trouve les pantalons fantastiques (je t’en parlerai plus loin), autant j’aime quand les manches ne bouffent pas toute la main. Que ça soit d’un point de vue esthétique ou pratique, on touche tellement de choses tout le temps que je ne comprends pas trop le concept d’avoir une manche qui fait 3 kms de long. Mais, comme n’importe quelle fringue, ça peut se retoucher (sauf cas particulier).

Le parfait exemple de l’oversize en taille unique: mêmes chemises, sur deux personnes de taille différente:

Si tu as lu mes articles précédents, tu sais que j’aime les silhouettes dynamiques! Et que même très larges, il faut que l’oeil accroche des points de repères pour ne pas noyer la silhouette sous un amas de fringues. 

Sillage, c’est l’exact contraire en réalité: manches raglan ou drop shoulders, poignets et mains souvent couverts, emmanchure très basse, cropped tops ou longueurs très importantes… etc. Et pourtant j’aime. Pourquoi? Parce que ce que j’aime avant tout, c’est l’harmonie d’une silhouette. Mais aussi parce que je n’aime pas rester dans ma zone de confort, que les matières sont incroyables. Et aussi parce qu’il ne faut pas croire que s’habiller trop grand c’est facile (j’ai déjà entendu ça plusieurs fois). Maîtriser une silhouette oversize, ce n’est pas acheter du 5XL et le porter comme un sac.

MA DECOUVERTE DE SILLAGE

Pour toutes ces raisons, après avoir éduqué mon oeil aux silhouettes oversize sur Instagram via entre autres les pages de Yuthanan et celle de Sillage, je me suis un jour vu porter ces fringues. Ni une, ni deux, je fais un tour sur le shop, et là je tombe sur des pantalons en lin, appelés Hakama. Au contraire de Boras qui dit vouloir passer sa vie en short, j’ai toujours préféré les pantalons pour ma part. Je trouve mes tenues plus harmonieuses en pantalon qu’en short, tout simplement. Bien sûr, quand il fait très chaud c’est toujours un calvaire de porter un pantalon en coton, aussi large soit-il. Alors là, coupe oversize, légèrement tapered, en lin, je me dis que c’est peut être le fameux mouton à cinq pattes dont je rêve.

Hop, commande, on verra bien ce que ça donne. A la réception, je vois la texture du pantalon, son armure, sa couleur, et je tombe amoureux sans l’avoir essayé. J’ai le même sentiment que le jour où j’ai passé le permis de conduire (pourvu que je l’ai, pourvu que je l’ai, pourvu que je l’ai…). Là, c’est pareil, en version taille. Pourvu que ça m’aille, pourvu que ça m’aille, pourvu que ça m’aille. Je le sens tout de suite, si ce pantalon me va bien, il ne va pas tarder à remplacer mes préférés dans ma rotation.

Je le passe. C’est long, comme je m’y attendais. Enfin il faut avouer que je porte mes pantalons très bas, et que je ne suis pas un géant… Je fais quelques revers. Déjà, je me fais la remarque qu’il est très agréable à porter, doux et léger. Je me pose devant le miroir et là je me dis “ok, j’en veux d’autres! Un vert, un bleu, un gris, un noir, un autre vert, un autre bleu!!!”. Tu l’as compris, je suis fan du fit.

Petite anecdote au passage: on s’est vu avec Boras en pleine canicule au mois d’août, il faisait 35 degrés et j’avais ce pantalon sur les fesses. Il l’a aimé aussi au premier coup d’oeil, lui qui est pourtant plus modéré que moi sur la largeur des coupes. Au point de vouloir l’essayer et d’envisager d’en prendre un. Comme quoi, il dégage vraiment quelque chose d’unique ce pantalon. D’ailleurs 35 degrés, pantalon, ça t’a filé un coup de chaud hein? Avoue. Et ben pas moi haha. Bien que le fil ait l’air solide, la trame aérée en fait un vrai allié en cas de fortes chaleurs. D’ailleurs voit-on beaucoup de maghrébins en short aux portes du désert? Un pantalon aéré protège bien mieux qu’un short de la morsure du soleil et des insectes et autres coups de vents sablonneux.

Voilà, en résumé, mon premier coup de coeur chez Sillage a été pour ce pantalon Hakama. Qui en plus est la première pièce que Yuthanan a sorti avec Sillage. En effet, Sillage a commencé il y a un peu plus de deux ans maintenant avec ce pantalon Hakama.

GROS PLAN SUR TROIS PIECES

Avant de te présenter Yuthanan, de t’expliquer où et comment acheter du Sillage et d’envoyer un bon paquet de photos, je voulais faire un zoom sur trois pièces en particulier: une pièce d’été, une de mi saison et une d’hiver.

HAKAMA PANT

La première de ces pièces, c’est le fameux Hakama pant dont je parlais juste au dessus. La première pièce que Sillage a sorti il y a plus de deux ans. La coupe évolue chaque saison, mais l’inspiration est toujours la même: le traditionnel hakama japonais.

Sillage propose trois coupes de pantalons, un baggy (le moins large), un circular pant (le plus large) et ce hakama. Tu verras les différences de coupes sur la seconde partie de l’article, on s’est amusé avec les trois. Mais on s’arrête sur le hakama pour l’instant, en particulier cette version estivale en lin.

La coupe d’abord: c’est un pantalon très large mais ici dans une version tapered. La version originale propose une coupe plus proche du fameux pantalon hakama que les passionnés d’Aïkido connaissent bien, mais retravaillée pour pouvoir être portée plus facilement. La fourche longue et la grosse pince centrale offrent un volume incroyable à la cuisse. En dessous du genou, ça se ressert pour finir avec un LO de 23 cm (contre 35 pour la version en canevas que tu verras plus loin dans l’article). Ca donne une coupe à la fois très relax et très agressive. 

La particularité de cette version en lin est le drapé qu’offre la pince centrale. En effet, la grosse pince, combinée à la matière, fait descendre une sorte de pli jusqu’en dessous du genou, je trouve ça magnifique. De profil, c’est encore plus impressionnant comme tu peux le voir, le volume est vraiment parfait.

Pour la construction, c’est du solide. Double boutonnage à la ceinture, cordon de serrage et taille élastique, de quoi satisfaire le plus fin comme le plus gros. Braguette à fermeture éclair, coutures gansées le long de la jambe, tout est propre et bien fini.

Le deuxième point particulier de ce pant concerne sa couleur. C’est cinnamon. Comme j’ai toujours du mal avec les couleurs, j’ai tapé cinnamon dans Google, ça donne cannelle. Je ne suis pas plus avancé, mais peut-être que toi si haha. En tout cas, la couleur est très belle, et la texture irrégulière du lin ressort particulièrement bien avec. 

J’aime tellement ce pantalon que j’en ai repris trois, dont deux blancs pour les teindre (un en bleu et un en vert). Ils m’ont accompagné tout l’été, de 15 à 35°C. Au delà, comme rien n’est vraiment supportable de toute façon, je les ai rangé. La trame du tissu est assez aérée malgré une certaine épaisseur, ce qui fait qu’il est vraiment agréable à porter par temps chaud. 

Un petit mot sur la longueur. Comme tous les vêtements de la marque, c’est une taille unique. Ce qui veut dire que c’est aussi une longueur unique. Donc, à moins d’un gros coup de bol, ça ne sera pas ta longueur idéale. Enfin, comme 95% des marques de PAP me diras-tu. Du coup, suivant la matière et le tombé, soit tu roulottes, soit tu laisses stacker, soit tu retouches. 

Et un dernier mot sur la disponibilité: malheureusement, ce pantalon n’est plus disponible sur le site. Il ne te reste plus qu’à surveiller les sites de seconde main et avoir un gros coup de chance pour en trouver un si jamais, comme pour moi, il t’a tapé dans l’oeil. 

Et pour ceux qui diront qu’on ne peut pas porter un pantalon en lin en hiver, voici la réponse: on peut, mais il faut faire des concessions en dessous haha. En toute franchise, c’était surtout pour te montrer le pantalon que j’ai construit cette tenue. En temps normal je le réserve pour l’été ce pantalon haha.

 

HOODIE SERIGRAPHIE

La seconde pièce dont je voulais te parler, c’est un hoodie. On a tous dans nos placards un hoodie ou un sweat-shirt non? Si ce n’est pas le cas, il va falloir que tu remédies à ça très vite, c’est un basique indispensable à avoir, même si c’est uniquement pour traîner au lit avec un bon bouquin.

Je porte beaucoup de sweats en tous genres, ayant pas mal d’influences streetwear et surtout envie et besoin de confort. J’en ai testé et poncé des tonnes. Du plus bas de gamme au plus haut de gamme. C’est simple, je ne m’étais jamais senti aussi bien que dans celui-là. J’ai porté des sweats Décathlon et des sweats BG ou Jackman (bon ok on n’est pas non plus sur le très très haut de gamme, mais ce sont déjà des sweats haut de gamme pour moi), ce hoodie les enterre tous.

J’ai beaucoup hésité avant de le prendre, à cause de la sérigraphie. Les sweats floqués, surtout au nom de la marque, ce n’est pas trop mon truc. C’est un des pans de la culture street que je n’aime pas tellement, afficher ostensiblement les logos des marques sur ses fringues.

Finalement, je m’étais dit que je pourrais le porter à la maison pour chiller, ou dans un trip un peu 90’s. D’ailleurs je pense que c’est de là que vient l’influence de Nico pour ce hoodie (et beaucoup de produits Sillage haha). Le streetwear des années 90. Il coche toutes les cases: très large et boxy, capuche profonde, poche kangourou, sérigraphie poitrine.

Quand je le reçois, première surprise, il est lourd. Je ne m’attendais pas à un poids comme ça. La main est incroyable, le molleton est magnifique visuellement aussi. Un aspect vintage, avec des petites irrégularités et un envers tellement doux! Si le fit suit, je sens que ça va devenir une de ces pièces que tu gardes comme un doudou de nombreuses années.

J’ai déjà eu des hoodies avec cette main, avec cette épaisseur, mais jamais avec les deux ensemble. Il a le visuel et le touché d’un sweat Maison Cornichon, et l’épaisseur du Toki de Bonne Gueule. Je jette un oeil sur la fiche produit (oui, mieux vaut tard que jamais, c’est pas mon truc de lire les fiches produits haha), ok, Toki. Je comprends mieux.

Toki, c’est une maison japonaise spécialisée dans la production de molletons et produits en molletons, dont la caractéristique principale est de travailler sur des machines loopwheel. Ces machines anciennes tricotent lentement, ce qui offre un molleton très spécial. Je ne vais pas rentrer dans les détails, c’est pas mon truc et tu trouves tous les articles possibles et imaginables sur le sujet. Sache juste, si tu n’as pas de sweat, que te diriger vers une marque qui utilise un molleton Toki est un gage de qualité du tricot.

Je le regarde, je trouve la coupe vraiment intéressante, ça n’a pas l’air comme ça, mais une bonne coupe sur un hoodie, ça peut tout changer. Je le passe, et là, sans voir le résultat dans le miroir, je sais que c’est exactement ce que j’attendais, et j’oublie instantanément la sérigraphie. 

Coup d’oeil dans le miroir, wahou! Le tombé est fou. Les manches un poil longues comme j’aime pour traîner à la maison. Pas de bord côte en bas, ça tombe droit, j’adore. 

Petite parenthèse en parlant du bord côte: Sillage conçoit tous ses vêtements pour qu’ils tombent sans contrainte, que les couches du dessous puissent dépasser et étager la silhouette. C’est une caractéristique qu’il faut souligner! Ce même hoodie mais avec un bord côte n’aurait pas eu autant de sens.

Capuche double épaisseur, elle tient toute seule, magnifique. Légèrement cropped, mais comme je ne suis pas très grand la longueur est parfaite. Drop shoulders, c’est le top pour des fits street relax. Emmanchure très basse, coupe wide évidement, c’est le coup de foudre! Salut toi, tu sais que tu vas passer un bon bout de temps sur mes épaules? 

Et la couleur, je n’en ai pas parlé, mais ce blanc cassé, c’est parfait! Ca illumine une tenue, ça va avec tout, c’est plus facile que le blanc pur. 

Au moment où j’écris ces lignes, je le porte sur le dos. Et sois sûr qu’au moment où l’article paraîtra, je l’aurai sur le dos. J’aimerais tellement qu’il sorte en plus de couleurs ce hoodie que j’ai essayé de marabouter Yuthanan de chez moi. La preuve en image:

Il fallait bien que ces petits autocollants servent à quelque chose haha. Et attention Nico, j’en ai encore plein. Si tu sens des picotements dans la nuque accompagnés d’envies bizarres de faire des gilets, c’est possible que ça soit de ma faute…

DOWN JACKET

La troisième pièce, ça a été un coup de coeur aussi, forcément. C’est une mini doudoune quilted à manches courtes, cropped et avec une capuche. WTF?!? Tu dois être en train de te demander ce que je raconte non? C’est pas facile à décrire comme pièce. C’est comme une écharpe, mais en doudoune, avec des boutons, des manches et une capuche. Non en fait, c’est une doudoune, à laquelle on aurait coupé les manches et le corps. Non en fait, c’est… enfin bref, t’as compris l’idée.

C’est le genre de pièce sur lesquelles il n’y a pas de concession. C’est soit tu aimes le truc et tu adhères à l’idée, soit tu n’aimes pas et tu ne te verras jamais la porter.

Et moi, j’adore. Ca passe au dessus d’une parka. Ca protège des coups de vents la tête et le cou. C’est très léger (plumes et duvets), et ça ajoute encore un étage à une silhouette.

C’est le genre de pièce qui me donne envie de sortir quand il fait froid, juste pour la porter. 

Julien te parlait il y a peu d’empiler les couches sans faire bibendum ni avoir l’air étriqué dans ses vêtements, voilà une pièce qui te permet de faire l’exact contraire: ne pas empiler de couches et faire bibendum hahaha.

Comme toujours avec Sillage, la notion de confort est essentielle. Cette doudoune ne déroge pas à la règle. Les manches courtes façon teeshirt et le corps cropped font que tu as une grande liberté de mouvement. Tu ne galères pas à plier les bras, à mettre les mains dans les poches ou à t’assoir. Celui qui s’est déjà assis avec une grosse doudoune sait de quoi je parle haha. Quand la doudoune te remonte dangereusement haut ou que tu es obligé d’appuyer dessus pour la tasser un peu.

Couleur moutarde, elle se marie très bien avec les couleurs que je porte le plus en ce moment, le vert et tout ce qui tourne autour. Mais pas que. C’est aussi un parti pris de la faire contraster avec le reste de la tenue, un peu à la manière d’une écharpe flashy. On peut ainsi imaginer une tenue sombre avec cette doudoune. Je te laisse découvrir dans les tenues qui suivent quelques possibilités pour la porter.

Par contre, comme tout le reste de la marque, c’est un vêtement fait pour être porté avec du très large partout. Ou par des grands et larges gabarits. Si tu ne veux pas ressembler à un champignon, laisse tomber l’idée de porter cet OVNI avec des vêtements ajustés.

Voilà, nous sommes arrivés à la fin de la première partie. On se retrouve juste après pour la seconde partie. C’est l’entre-acte, tu peux lire la suite ici directement, ou plus tard après ton Miko (nostalgie des entre-actes au cinéma! Le truc venu des années 80, pardon…).

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